Títol
Montagnes et vallées d'Andorre: étude géomorphologique
Autor/s
Prat, Marie-Claire
Any
1980
Mes
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Tesi universitat lectura
Université Bordeaux 3, Michel de Montaigne
Universitat de lectura
Tesi director
Barrère, Pierre
Tesi codirector
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Títol de la revista
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Pàgines
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Volum de la revista
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Numero revista
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Idioma
Francès
ISBN / ISSN
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Titol obra
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Editorial obra
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Llocpub Obra
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DOI
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Accés text complet en obert
Paraules clau
Andorre, Géomorphologie, Géographie, Relief, Géomorphologie, Andorre, Thèses et écrits académiques, Pays catalans

Resum
(FR) L'ouvrage de M.-C. Prat comble le dernier hiatus existant dans la partie orientale de la chaine pyrénéenne dans la reconnaissance et l'interprétation des formes glaciaires et périglaciaires 1. Des les prernieres lignes, sont fixés les objectifs: definir les formes dun relief antérieur aux glaciations, analyser les épisodes glaciaires et leur héritage morphologique. Dans la présentation du dispositif structural, se trouve affirmé le róle majeur du schéma hercynien qui ne sera guere modifié par I'orogenese tertiaire; cette derniere ayant repris simplement en blocs le vieux báti, guide fidele de la direction majeure des vallées, di posées est-ouest. L'é tude de la morphologie préglaciaire comporte successivement l'analyse du rel ief faiblement différencié antérieur el la venue des glaces et celle des incisions qui ont guidé ultérieurement l'installation des glaciers. Avec bonheur, I'auteur évite la nomenclature dangereu e qui cJa sait les lourdes surfaces d'al ti tude, si bien représentées id, en trois niveaux étagés. Sont associés ainsi dans un me me ensemble morphologique les crétes dites en boulevard (Gargantillar, bordure des Pessons) et les grands plas sommitaux entre 2600 et 2 900 m (Camp Ramonet, Camp de Claror); belle permanence dun sy teme géomorphologique présent partout dans I'est de Pyrénées. Les concJusions sont indiscutabl s: 1 point de départ de lévolution parait avoir été non une surface dérosion généralisée, ainsi qui l est encore écrit trop souvent, mais une juxtaposition de reliefs qui présentaient une certaine énergie au moment oú ils furent por tés en altitude, a la fin du Tertiaire. La rnorphogenese en période froide, dans I'ambiance périglaciaire passée, a achevé la réalisation de ces surfaces partieUement dessinées antér ieurement. La vision plane des hauts niveaux est donc une vision actuelle; c'est ce que nous avons affirmé nous-mérne avec force plus a l'est. La carte de l'englacement maximum est le point de départ de lanalyse consacréc aux périodes glaciaires et aux formes d'accumulation corrélatives. La recherche des modelés marginaux développés en situation périglaciaire conduit J'auteur a sin téresser a ce qui parait étre a coup sur une des découvertes majeures de sa these : l'existence dun magnifique glacis d'accurnulation , dit d'Aixirivall, perché en amont de la vallée de I'Escobet , affluent du Valira inférieur. L'argurnentat ion développée manque peut-étre de force et il faudra certainement se remettre a la tache pour attribuer indubitablement l'élaboration de ce plan a une phase contemporaine du Maximum glaciaire. Cette impression de flou, la seule de ce travail , est vite cffacée par la démonstration faite a partir de la morphométrie pour camper des types locaux de glaciations; au point de départ du raisonnement, la fixation de la limite supérieure des neiges permanentes lors des différerites époques. Au maximum de I'englacement , lors d'une phase dexpansion, le glacier principal, celui du Valira, est descendu jusqua 900 m d'altitude. A cc morncnt-Ia. en expo ition Nord, la limite déquif ibre glaciaire était a 2000 m. La phase de tationnement du maximum glaciaire nous est présentée comme étroitement inféod 'e aux conditions topographiques du bassin dAndorre. A ce propos, e t évoqué le complexe glacio-Iacustre de La Massana avec ses formations varvées bloquées un certain moment par la glace de l'appareil du Valira. La deuxierne période glaciaire voit un retrait irnportant des glaciers par rapport el la période du maximum. On sait gré a I'auteur de ne pas rau acher systématiquement ce stade dit des hautes vallées au Würm alpino On lui sait gré aussi davoir insisté sur lirnportance de la déglaciation; le front glaciairc se ituait alors 1 000 m plus haut que la terminaison aval du glacier du Valira dans sa grande phase dexpansion. Certes, on aurait aim un développement plus long sur la derriiere phase glaciaire, sur son action au niveau des cirqucs tout particulierement en versant nord, la oú étaient pré entes les der'niéres masses de glace, sur I'origine mérne de cette glace: résiduelle ou de néoformation. Mais cela aurait nécessité une tout autre approche, notamment en faisant intervenir l'étude systématique des modelé périglaciaires (lato sensu) développés durant les dix derniers millénaires en bordure des cirques. On sait que ce rr'était pas un des objectifs essentiels de ce travail. Cela se verra bien dail leurs quand M.-C. Prat, dans la dcrrriére part ie , étudiera l'évolution post-glaciaire de montagnes andorranes. Des données nouvelles soffraient a elle: une nouvelle échelle de perception (formes de détail), une vision séculaire des phénomenes, la préhension globale des faits concernés. Devant ces embúches, l'auteur tire parfaitement son épingle du jeu. Seuls, les faits évidents sont présentés. A aucun moment le lecteur ne se prend a regretter les pages précédentes consacrées aux formes dérosion glaciaire, él la présentation du cirque des Pessons et au rappel de notions exposées par P. Barr'ére dans la par tie centrale de la chaine, a propos des cirques en vans développés dans les granites. L'analyse bi n conduite des pararnetres qui entrent en jeu pour expliquer les formes de la vallée glaciaire: structure, lithologie, relief préexistant, place dan le systerne glaciaire, débouche sur la composition d'un chapitre qui réunit des exemples de types de vallées dignes de figurer dans un précis de géographie générale. Cette démonstration sur le fait glaciaire andorran et les travaux marginaux de G. Viers, G. Soutadé, A. Gomez conduisent tout naturellement a proposer un nouveau style de haute montagne réaménagée par les glaces, bien différent de la haute montagne alpine, voire pyrénéenne. celui de la haute montagne catalane. Par un style incisif, la recherche du maitre mot, une illustration tres fournie, habilement cornplétée par un cornmen­ taire coricis. Marie-Claire Prat nous offre ainsi un document de grande valeur. Cette ceuvre dépasse tres largernent le cadre des recherches habituelle de troisierne cycle. Elle mérite de figurer a cóté des grands classiques de la Iittérature géornorphologique pyrénéenne.