Structure des grands bassins glaciaires dans le nord de la péninsule ibérique: comparaison entre les vallées d'Andorre (Pyrénées orientales) , du Gállego (pyrénées centrales) et du Trueba (Chaîne Cantabrique)
- Títol
- Structure des grands bassins glaciaires dans le nord de la péninsule ibérique: comparaison entre les vallées d'Andorre (Pyrénées orientales) , du Gállego (pyrénées centrales) et du Trueba (Chaîne Cantabrique)
- Autor/s
- Turu Michels, Valentí; Ros Visus, Xavier; et al.,
- Any
- 2007
- Mes
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- Tesi universitat lectura
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- Universitat de lectura
- Tesi director
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- Tesi codirector
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- Títol de la revista
- Quaternaire
- Pàgines
- 309-325
- Volum de la revista
- 18
- Numero revista
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- Idioma
- Francès
- ISBN / ISSN
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- Titol obra
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- Editorial obra
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- Llocpub Obra
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- DOI
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Accés text complet en obert
Paraules clau
Vallées glaciaires, Ombilics, Pyrénées, Chaîne Cantabrique, Sismique réfraction, Sondages électriques verticaux, Unité géoélectrique, Iintermédiaire, Consolidation glaciaire
Resum
(FR) Les grandes vallées glaciaires de la Péninsule Ibérique sont situées dans la chaîne pyrénéo-cantabrique, principalement dans le bassin de
l'Èbre. Ainsi, les vallées d'Andorre, de la Noguera Pallaresa et de la haute vallée du Gállego, dans les Pyrénées, ont eu des appareils glaciaires longs
de 42, 50 et 40 km respectivement. Dans les vallées du Sil (bassin du Miño) et du Trueba, dans la Chaîne Cantabrique, ils atteignaient 42 et 16,5 km
(Serrano-Cañadas, 1996 ; Gómez-Ortiz et al., 2001 ; Turu & Peña, 2006a et b ; Redondo-Vega et al., 2006). L'une des caractéristiques
géomorphologiques de la plupart de ces vallées est l'existence d'une dépression morphologique du substratum dans les parties moyennes et
terminales, interprétée comme la conséquence de l'érosion glaciaire. Dans tous les cas, on observe une architecture litho-stratigraphique commune
(Vilaplana & Casas, 1983 ; Bordonau et al., 1989 ; Bordonau, 1992 ; Turu et al., 2002) représentée par trois unités géoélectriques : une unité
inférieure très épaisse, avec des résistivités électriques basses (70 - 200 Ohms par mètre), qui traduit la présence de matériaux fins considérés
comme d'origine lacustre ; une unité intermédiaire, moins épaisse, avec des valeurs de résistivité plus élevées (400 - 800 Ohms par mètre), pouvant
être interprétée comme un système fluvio-deltaïque pro-glaciaire et une unité géoélectrique supérieure, avec des valeurs de résistivité très variables
(100 - 1500 Ohms par mètre), constituée de sédiments alluviaux subactuels. La comparaison des données de type géophysique et géomécanique
(sismique à réfraction et essais pressiométriques) montre que l'unité intermédiaire, considérée comme d'origine fluvio-deltaïque, présente des
valeurs de vitesse sismique anormalement élevées, ainsi que de hautes valeurs de consolidation. Cette observation effectuée pour la première fois
dans la vallée d'Andorre (Turu, 2000) montre des remarquables corrélations entre les hautes vitesses sismiques et les valeurs élevées de
consolidation, ainsi que la très nette corrélation entre les hautes valeurs de consolidation et les tills sous-glaciaires. Elle permet d'interpréter l'unité
intermédiaire comme essentiellement glaciaire et de remettre en question le modèle simple d'une séquence de comblement lacustre et deltaïque
proposé jusqu'à maintenant.
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(ENG) STRUCTURE OF THE LARGE GLACIAL BASINS IN THE NORTHERN IBERIAN PENINSULA, A COMPARISON STUDY: ANDORRA
(EASTERN PYRENEES), GÁLLEGO (CENTRAL PYRENEES) AND TRUEBA VALLEY (CANTABRIC RANGE)
Valley glaciers between 16 and 50 km in length developed during Pleistocene glacial maxima in the southern part of the Pyrenean-Cantabric
range (Iberian Peninsula). Glacially-overdeepened basins are a common feature of the middle and lower sections of these glaciated valleys. Three
geoelectrical units can be recognized in several basins: a thick lower unit, with low resistivity values (70 - 200 Ohms per metre), interpreted as fine glaciolacustrine deposits; a thinner intermediate unit, with higher resistivity values (400 - 800 Ohms per metre), interpreted as glaciofluvial deltaic
deposits; and an upper geoelectrical unit with very variable resistivity values (100 - 1500 Ohms per metre) considered to be recent alluvial deposits.
Vertical electrical resistivity soundings (VES) have been complemented by seismic soundings and geotechnical tests. Seismic profiles show
anomalous high velocities (higher than 3000 m/sec) for the intermediate geoelectrical unit of deltaic sands and gravels. Pressurometer tests carried
out in the sediments corresponding to the upper unit also show anomalously high pre-consolidation values (higher than 2 Mpa) which cannot be
attribuated to the sedimentary load. As shown by Boulton & Hindmarsh (1987), Boulton & Dobbie (1993), Boulton et al. (2001) in an Icelandic
glacier, and Turu (2000) in the Andorra glaciated valley, layers with high seismic velocities and high consolidation values are best explained as
subglacial tills deposited in setting of a high hydraulic gradients. The new data also suggests that the intermediate geoelectrical unit is of glacial
origin.