Pouvoirs et communautes en Andorre (IXe-XIVe siègles)
- Títol
- Pouvoirs et communautes en Andorre (IXe-XIVe siègles)
- Autor/s
- Viader, Roland
- Any
- 2000
- Mes
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- Tesi universitat lectura
- Université Toulouse II, Jean Jaurés
- Universitat de lectura
- Tesi director
- Bonnassie, Pierre
- Tesi codirector
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- Títol de la revista
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- Pàgines
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- Volum de la revista
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- Numero revista
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- Idioma
- Francès
- ISBN / ISSN
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- Titol obra
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- Editorial obra
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- Llocpub Obra
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- DOI
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Paraules clau
Andorre, Histoire, Féodalité, Moyen âge
Resum
(FR) Les communautés des vallées pyrénéennes ont été surtout décrites comme des sociétés marginales et peu affectées par le mouvement historique. La singularité du droit et du statut international d'Andorre a été analysée dans cette optique et semblait la quintessence de ces archaïsmes. Au crible des études récentes, les sources andorranes permettent de restituer entre IXe et XIVe siècle une dynamiquesociale complexe, originale mais fort tributaire des schémas sociaux et des contraintes économiques environnants. Aux IXe et Xe siècles, Andorre était prise dans l'armature des pouvoirs publics ; la vigueur de l'alleu paysan, les défrichements, la mise en place d'un réseau caractéristique de hameaux montrent la vitalité d'un monde agricole peu différencie au sein de la sphère catalane. La féodalisation des structures aristocratiques (XIe siècle) et leur grande intrication (XIIe) ne reposèrent sur aucune modification sensible des formes de domination. Ce fut seulement au XIIIe siècle que les prélèvements augmentèrent substantiellement, quand fut imposée une forme plus classique de seigneurie banale. Ce décalage permet de cerner l'uniformisation juridique de réalités fort diverses et de reconstituer, ensuite, le cheminement de communautés fondées sur le prolongement de pratiques pre-feodales. La seigneurie, la paroisse, l'institutionnalisation n'y tinrent pas le rôle moteur qui leur est généralement accorde, mais furent pliées au format des communautés. Le résultat est saisissant : nul château, aucun village a proprement parler mais des fédérations de hameaux, six grandes paroisses pour une cinquantaine d'églises. Toutefois, la société médiévale d'Andorre ne fut en rien immobile : l'évolution des règles successorales est de ce point de vue exemplaire. Ici, la maisonfamille ne se présente pas comme le socle immémorial de toutes les relations sociales mais comme la clef de voûte d'une organisation économique et politique qui prit forme entre XIV et XIXe siècle.